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Camille Arrivé _ Vertige, Manhattan Transfert.jpg
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Vertige, Manhattan transfert
musical urbain technologique et vivant

création le 13 janvier 2027
à Chaillot - Théâtre national de la Danse
 et à La Maison Nevers agglomération - scène conventionnée art et territoire

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Certaines images de cette page ont été créées par des IA génératives d’images, afin de transposer ce que certains dispositifs scénographiques et sonores, générés par des IA, pourraient déclencher comme réactions esthétiques.

Suite aux phénomènes Helsingør, château d’Hamlet et Le Fléau, mesure pour mesure, Léonard Matton change d'univers et de registre, en adaptant en immersif le premier grand roman socialiste de John Dos Passos ("Le plus grand écrivain de notre temps" selon Jean-Paul Sartre) : Manhattan Transfer.
 
Après le château d'Elseneur et la place centrale de Vienne, ce projet de spectacle immersif prend la dimension de la première métropole moderne, durant les vingt-cinq années de la Seconde Révolution Industrielle.

Pour rendre compte du bouleversement sociétal et mécanique de cet univers, le travail entrelace chansons, chorégraphies et théâtre avec des films muets et des productions artificielles d'IA génératives (textes, voix téléphoniques et cinéma).

voir ci-dessous notre credo à propos de l'usage des IA

Emersiøn produit ce spectacle de théâtre musical et chorégraphique en coproduction avec Chaillot - Théâtre National de la Danse, La Maison, scène conventionnée de Nevers et le Cube Garges.

Présentation

Vertige, Manhattan transfert est une immersion musicale qui s’inspire de New York au début du XXe siècle, lorsque la ville était dirigée par le parti surnommé “La Machine“. C’est une “pièce-ville” où douze femmes incarnent près d’une centaines de destins qui s’enchevêtrent en “réseaux“. Le long de lignes électriques et de chemins de fer imaginaires, dans les dancings et les “rues“ sans point de fuite d’une ville orthogonale, le public est libre de ses déplacements entre les espaces.

 

Rythmée par un siècle de styles musicaux - du blues à l’électronique - la pièce fait ainsi éprouver physiquement le mouvement et la surcharge de la modernité décrits dans le roman. Les flux d’images, de sons et de technologies augmentent l’expérience et invitent chacun·e à “prendre parti“. En faisant dialoguer les révolutions industrielles d’hier avec les mutations numériques d’aujourd’hui, Vertige, Manhattan transfertt demande à chacun·e d’adopter, physiquement et mentalement, une “position“ dans son rapport à l’histoire qui avance. En confrontant l’émotion du vivant à la puissance des machines, le public en viendra peut-être ainsi à mieux penser le monde qui l’environne.

lors de tests d'interaction avec des IA génératives immersives

deux journalistes ont ainsi décrit leur expérience

"Je ne m'attendais à rien en m'asseyant devant le combiné et en écoutant cette voix que je croyais venir du passé, comme de très loin, et qui, d'un seul coup, a surgi devant moi. Davantage que le quatrième mur qui tombe, c'est comme si la scène avait soudain conquis mon cerveau. L'expérience ultime immersive, qui envahit jusqu'à nos pensées. Encore merci pour cette expérimentation incroyable."

journaliste et rédacteur chez Merci Alfred

"La dimension sonore offre des pistes fertiles avec des effets de lointain et d'enveloppement tout à fait bluffants. Enfin le dispositif d'IA personnalisée est non seulement surprenant mais extrêmement touchant par l'intimité que cela crée avec l'utilisateur-spectateur. Tout cela augure une expérience augmentée par les pistes de recherche et d'expérimentation tout à fait palpitante."

journaliste à Théâtre(s) et La Scène

Résumé

 

La structure même du roman Manhattan Transfer invite à une adaptation pour un dispositif immersif, éclaté en plusieurs plateaux. Seul ce dispositif particulier de théâtre permet de transposer la concomitance des actions qui se déroulent dans le livre. Car s’y enchâssent les parcours de :

Ellen Chaumière. Elle grandit avec des rêves de Broadway et Hollywood, parvient à la gloire en se soumettant aux producteurs, sert comme infirmière durant la Première Guerre Mondiale, et en revient pour reprendre sa carrière. Entretemps, elle enchaîne les amants sans qu’elle ne parvienne à s’attacher à aucun, excepté celui qui s'immolera par le feu. Elle finira cependant par arracher sa pleine et entière liberté, en trompant ce monde d’hommes qui l’a méprisée toute sa vie.

Jimmy Club grandit dans une riche famille de banquiers. Il refuse cependant cette carrière et choisit le journalisme pour enquêter sur les trafics d’influence de la ville. Il devient reporter en France pendant la Grande Guerre et en revient marié à Ellen - qui finira par l’abandonner tout en lui donnant le scoop qui lui apportera à la fois la réussite et la désillusion.

George Baldoin. C’est un avocat qui, jeune, défend un accidenté de la rue, Gus Mc Neil, et obtient pour lui un jugement qui lance une prestigieuse carrière. Il défend peu à peu les organisations socialistes, entre autres le syndicat ouvrier de Mc Neil et Morris O’Keefe, qu’il soutient dans ses actions de grève. Il finit par se lancer dans la politique en trahissant son clan.

Et de nombreux autres personnages encore croisent ces chemins de vie.

Tous ces parcours se déploieront donc en même temps en s'entrecroisant, transposant ainsi la polyphonie chorale du roman.

Diane Renier | Vertige, Manhattan Transfert.jpg.jpg

Trois technologies innovantes
du début du XXème siècle qui résonnent avec notre monde un siècle plus tard

Les haut-parleurs, inventés à la fin du XIXème siècle et qui ont mené à la radiodiffusion, incitent à élaborer un travail sur le son et la musique avec le studio Ho Hisse dirigé par Laurent Labruyère (créateur de la musique du Fléau). Ce travail de multidiffusion de sons dans plusieurs salles se couple d’une création de chansons, faisant référence au monde théâtre musical de Broadway dans lequel travaille le personnage d'Ellen. 

Les téléphones, dont l’usage s’est répandu au cours de ces années, trouveront une utilisation particulière qui fera écho aux aux nouvelles technologies de notre époque : les IA génératives textuelle et vocale. Une collecte de données lors de la réservation permettra de recueillir des « bribes d’histoires » individuelles de chaque spectateur et spectatrice et de pouvoir faire fiction des histoires personnelles de chacun·e.

La naissance du cinéma et la carrière de comédienne d'Ellen induisent un travail de vidéoprojections : des films tournés avec les interprètes en amont seront projetés et se mêleront imperceptiblement à des films muets (de Von Sternberg, King Vidor, Raoul Walsh, etc). De plus, une IA générative de vidéos intégre aux films projetés les visages de interprètes et des spectateur·ices L’utilisation de la vidéoprojection permet également de moduler l’architecture-décor, afin de rendre compte des vingt ans d’évolution de cette ville qui devient de béton et d'acier, et immerger visuellement le public dans cet univers.

Hélène Boutin et Madison Golaz _ Vertige, Manhattan Transfert.jpg.jpg

Créations artificielles

Bien que ce projet vise à intégrer des outils numériques des IA génératives, il est important de faire comprendre que le terme "immersif" (qui est capté depuis quelques années par le virtuel et la vidéoprojection) a une antériorité dans l'art vivant et que notre point de vue est d'étudier le sujet dans le but d'élaborer un discours technocritique argumenté. Nous considérons en tout cas qu'il est crucial de valoriser le vivant, car c'est ce qui permet une meilleure diversification des publics de théâtre, et c'est un art qui possède un aspect innovant, surpassant souvent (et à moindre coût écologique) ce que permettent les nouvelles technologies.

Nous avons été soutenus en cela par la Villa Albertine et le M.I.T. en janvier 2026, lors d'une résidence de Léonard Matton à Boston et New York.

 compte-rendu suite à la résidence Villa Albertine | Léonard Matton

Directeur et programmateur de la biennale Nemo du Centquatre-Paris, Gilles Alvarez dit du travail de Léonard Matton que ce sont "des spectacles qui correspondent parfaitement à l'ère digitale dans laquelle nous vivons".

Cette réflexion met en lumière l'aspect intrinsèquement contemporain du dispositif immersif vivant, qui vise (lorsque la démarche est, comme celle d'Emersiøn, culturelle et artistique) à concevoir des univers physiques induits par des récits culturel.

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Meet-up IA & création du 104factory | Mathilde Gamon

Demoiselles du téléphone _ IA

Note d'intention esthétique

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Il y a dans ce roman trois points qui incitent à entrechoquer les époques :

- d’abord le contexte social et son inégalité mise en lumière par John Dos Pas-sos, ainsi que la violence des rapports humains face à la pauvreté,

- ensuite la technologie qui, dans le roman, voit l’arrivée de l’électricité, des voi-tures, des machines-outils... C’est à la fois la condition de l’illumination de la ville en même temps que sa déshumanisation et l’éloignement entre les êtres.

- enfin l’artistique qui irrigue tout le roman avec, à la suite de la Première Guerre Mondiale, une révolution esthétique globale (art moderne qui repense le réel, danses contemporaines déstructurées et jazz improvisé prenant son envol dans les clubs de Harlem et les musicals).

C’est un monde où les décisions sont en partie soumises au hasard.

 

Cela se traduit dans le théâtre immersif par certains membres du public qui s’orientent dans telle ou telle direction, en fonction des émotions éprouvées ; et c’est en partie la même chose pour les interprètes qui doivent réinventer chaque soir leur parcours en fonction des variations initiées par la foule d’individus.

Dispositifs sonore et scénographique

Pour Vertige, Manhattan transfert comme dans Helsingør et Le Fléau, nous guiderons les comédien·nes et les publics grâce au son. Une musique sera jouée en live par une formation de jazz (composée en partie par des interprètes de la pièce) : ce sont elles et eux qui insuffleront la rythmique à l’ensemble, et qui apporteront une dynamique de théâtre musicale propre à ces années qui précèdent l’arrivée du cinéma parlant. Des sons et des musiques seront également déclenchés indépendamment dans chaque espace, via des enceintes autonomes. Ils seront lancés par les interprètes eux-mêmes ou par des complices présents dans les espaces à travers divers capteurs. 

 

La vidéoprojection de décors mouvant fera évoluer l’architecture urbaine de New York par de simples arêtes lumineuses grandissantes, parallèles et perpendiculaires. Un mapping vidéo simple permettra la projection d’une « réalité augmentée théâtrale », où le lieu de représentation sera augmenté par la perception de perspectives infinies, dans cette ville d’où il semble que l’on ne sort jamais, aux confins du rêve éveillé.

Hélène Boutin et Julie Cavanna | Vertige, Manhattan Transfert.jpg.jpg

Formes innovantes et nouveaux publics

Comme dans Helsingør et Le Fléau, nous voulons que le public soit libre d’évoluer dans tout l’espace, en fonction des comédie·nes et des scènes, en se laissant aller à leurs envies, à la manière d’un « livre dont vous êtes le héros » (c’est d’ailleurs dans cette forme que les textes des pièces ont été publiés par L’Avant-Scène Théâtre).

 

Ce dispositif déjà expérimenté a prouvé qu’il correspondait à une réelle attente esthétique stochastique - qui laisse la liberté de choisir.

Interprètes . 12 comédiennes

Camille Arrivé . Hélène Boutin . Magali Bros . Julie Cavanna . Yolanda Creighton . Chloé Froget . Madison Golaz . Marjorie de Larquier .  Alice Preyssas . Diane Renier . Alexiane Torres . Lymia Vitte

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Image d'archive 

Équipe technique et administrative

  • Collaboration mise en espaces . Camille Delpech

  • Composition sonore et musique . Laurent Labruyère assisté de Jean-Baptiste Barbier-Arribe

  • Contrebasse . Alix Merckx

  • Création chorégraphique . Marion Lévy

  • Creation technologique . Frédéric Taïeb

  • Costumes . Chouchane Abello & le Conservatoire du costume

  • Conseil juridique . Clara Benyamin

  • Scénographie et lumières . Stéphane Maugeri assisté de Camille Duhamel

  • Régie générale . Mathieu Desbourdes

  • Direction de production . Mathilde Gamon

Skyline

VertigE
Manhattan transfert

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